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ICD - International Business School

ICD - International Business School

ICD : école de commerce post-bac à Paris et à Toulouse, Programme Grande Ecole (Grade Master), 3 parcours en France et à l’étranger, 8 spécialisations.

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La voie de l’entreprenariat après une école de commerce

Conseil par Equipe Etudinfo lundi 23 décembre 2013

La voie de l’entreprenariat après une école de commerce

Qu’elles soient parisiennes, ESC de région, reconnues ou non les écoles de commerce ont pour but principal de former les étudiants à devenir manager (marketing, finance, gestion des ressources humaines).

Mais une tendance prend de plus en plus d’importance ces dernières années, celle de l’entreprenariat.

Certains étudiants ne se voient pas travailler pour une grosse entreprise ou bien préfèrent tout simplement être leur propre patron et avoir leur destin en mains. On étudiera l’exemple d’une entreprise en pleine expansion, BonneGueule.fr

Comment se tourner vers l’entreprenariat en étant étudiant en école de commerce ?

Créer sa propre entreprise est une envie qu’ont beaucoup d’étudiants, mais pour beaucoup d’entre eux les barrières (juridique, monétaire, temps …) posées à la création posent problème. Pourtant les écoles de commerce permettent de plus en plus aux étudiants de franchir le pas grâce à des programmes spécifiques et aux incubateurs d’entreprises.

Programme sur l’entreprenariat

De plus en plus d’écoles de commerce ouvrent des cours dédié à l’entreprenariat au sein de leurs cursus sous forme de majeures ou bien d’options. Il s’agit ici surtout de faire découvrir aux étudiants les tenants et aboutissants de la création d’entreprise, notamment en termes de business plan, de droit, de fiscalité, stratégie … C’est parfois assez pour donner envie aux étudiants de tenter l’aventure.

Certaines écoles de commerce vont encore plus loin et possèdent un programme entier dédié à l’entreprenariat
, ici la création d’une entreprise est clairement le but affiché du cursus. Une des écoles pionnière dans ce domaine est l’EM Lyon, avec notamment son Programme Entrepreneurs composé du programme Start-Up, Relève ou Incubateur.

Généralement les grandes écoles comme HEC, ESSEC ou l’ESCP-EAP proposent des programmes similaires. On peut aussi noter l’école EDC qui a pour but de former des dirigeants et des créateurs d’entreprises ou bien Advancia (devenu Novancia, depuis sa fusion avec Negocia).

N’hésitez pas à vous renseigner pour chaque école si un tel programme pour les entrepreneurs existe, ils tendent à être de plus en plus nombreux. En attendant vous pouvez jeter un coup d'oeil aux formations d'entreprenariat sur Etudinfo.com

Incubateur d’entreprises au sein des écoles de commerce

L’incubateur d’entreprise est devenu un dispositif clé pour développer l’entreprenariat étudiant.

Un incubateur est une structure qui va accueillir et accompagner les entreprises en création
, en proposant une palette de services allant de la location de locaux, conseils juridiques, recherche de financements, accès à un réseau de contacts … Au cours de ses études, l’étudiant peut donc peaufiner son projet et créer son entreprise avec le soutient de son école de commerce, ce qui peut largement faciliter le processus.

Voici les principaux incubateurs des écoles de commerce en France :
  • Incubateur HEC
  • Incube Inside – ESCP Europe
  • Incubateur ESSEC Ventures
  • Incubateur EM Lyon
  • Incubateur Novancia
  • Incubateur TELECOM & Management SudParis

L’exemple de BonneGueule.fr, créé par 2 étudiants

Etudinfo voulait reprendre aujourd’hui l’exemple de BonneGueule.fr un blog sur la mode homme, il s’agit d’un site créé par 2 ex-étudiants d’école de commerce : Geoffrey Bruyère et Benoit Wojtenka.

Mais bien plus qu’un simple blog, derrière BonneGueule se cache une entreprise qui marche. Ils représentent fidèlement une nouvelle génération d’entrepreneurs utilisant Internet pour monter un véritable business.

BonneGueule.fr est un blog consacré à la mode masculine qui a pour objectif d’éduquer les hommes sur comment bien acheter et comment bien s’habiller. Vous allez pouvoir découvrir la mode sans prise de tête, de façon pratique et prendre le recul nécessaire lorsque vous achetez des vêtements.

Nous vous conseillons de jeter un coup d’œil à leur best-of des articles pour vous faire une idée plus précise de BonneGueule. BonneGueule.fr est donc aujourd’hui bien plus qu’un blog, Benoit et Geoffrey ont écrit un livre qui explique concrètement comment s’habiller et comment développer votre propre style, le BonneGueule Book, ils proposent aussi des séances de relooking ou encore des séminaires toujours dans l’optique d’aider les hommes à s’habiller. Il parait qu’une ligne de vêtements est aussi dans les cartons… Et en parallèle BonneGueule conseille des marques de mode masculine sur leur stratégie de communication digitale et de distribution.

Interview de Geoffrey, l’un des créateurs de BonneGueule.fr

Etudinfo a donc rencontré l’un des créateurs de BonneGueule, Geoffrey Bruyère pour en savoir un peu plus sur son parcours et son projet.

Bonjour Geoffrey, est-ce que tu peux nous détailler ton parcours d’étudiant ?

Après une prépa Maths Spé, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Alors pour éviter les voies trop spécialisées des écoles d’ingénieur, j’ai décidé de faire une école de commerce : INT Management (maintenant Telecom Ecole de Management). J’ai choisi cette école car c’est la seule qui accueille chaque année autant de transfuges de prépas scientifiques (une centaine).

J’ai ensuite fait un premier stage pour aider un jeune entrepreneur à lancer son cabinet de conseil. Puis un autre dans une équipe commerciale dans le conseil en technologies de l’information (Devoteam Consulting)… et un dernier à Singapour dans un petit cabinet de conseil en stratégie.

En parallèle j’ai découvert la mode et cela m’a entraîné pour ma dernière année à l’Université du Bosphore (Istanbul) pour un master de marketing autour de la mode
. En même temps j’ai conseillé YKM, une chaine turque de grands magasins sur de la stratégie marketing et l’usage des réseaux sociaux.

Peu de français le savent, mais la Turquie est le 12eme marché de détail au monde et surpasse la France en termes d’inscrits sur Twitter et Facebook. Les dirigeants des entreprises peinaient à comprendre ce nouveau phénomène car le sujet était encore émergent en 2009. Autant dire que j’ai adoré !

A quel moment as-tu décidé de choisir la voie de l’entreprenariat ? et comment ?

Dès mon entrée en école, c’est devenu une obsession. J’ai toujours été admiratif des créateurs d’entreprise. Pour moi c’est une activité « noble » : apporter des solutions aux autres, offrir du travail aux gens, innover…

Alors j’ai participé à plusieurs concours où j’ai atteint les phases finales, et on m’a fait des propositions d’investissement… mais je n’ai jamais trouvé assez de courage pour me lancer. De retour d’Istanbul, j’ai trouvé un job sympa d’ingénieur d’affaires dans la banque. Ça m’a apporté une source de financement, mais aussi beaucoup de compétences que j’utilise aujourd’hui.

Mais je sentais que ce n’était pas fait pour moi. Alors en parallèle j’ai rejoint Benoît et on a uni nos forces pour développer BonneGueule et écrire notre livre numérique.


En mars 2011 je suis redevenu consultant en stratégie dans un nouveau cabinet, et le jour même on lançait le BonneGueule Book. Enorme carton, des rêves plein la tête. Et pendant les mois qui ont suivi le blog a commencé à exploser : le trafic a été multiplié par 5 en 1 an, on est passé à la télé, dans les journaux, et surtout nos lecteurs nous ont bombardé d’encouragements.

Alors au bout d’un moment (décembre 2011) je me suis dit qu’il fallait que je prenne le taureau par les cornes et j’ai démissionné, même si j’aimais beaucoup mon job et mes collègues. Et j’ai finalement trouvé ma voie !

Tu peux donc aujourd’hui vivre des revenus tirés de votre blog BonneGueule ?

Oui nous pouvons en vivre. Mais faire les choses proprement demande quand même beaucoup d’argent. Rien que pour le BonneGueule Book on a investi plus de 7.000 euros en graphisme, développement web, système de distribution. Et on a aussi fait intervenir des experts sur des sujets comme le sport et le costume…

On continue à réinvestir une grosse partie des gains et on multiplie les sources de revenus (livres, coaching, partenariats, conseils aux entreprises). Et au bout du tunnel on arrive à en vivre correctement, on vit une grande aventure, et on voit notre projet grandir et mûrir. bonnegueule book

Quels sont vos projets pour le futur ?

Nous avons deux grands projets. Le premier est une sorte d’académie en ligne pour encore apprendre aux gens à s’habiller. Mais avec une dimension multimédia et interactive. Le second, c’est un partenariat entre BonneGueule, des créateurs de mode, et des e-shops.

C’est un projet démesuré (et encore secret), mais on peut compter sur des gens incroyables à nos côtés. Et puis on continue à conseiller les entreprises. Parce qu’on pense que réconcilier les hommes et leur garde-robe passe par leur éducation stylistique mais aussi en faisant émerger et en rendant visibles les marques qui le méritent.


Article par Equipe Etudinfo lundi 23 décembre 2013



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